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Parents, comment vous ressourcez-vous ? La nourriture affective parentale

Parents, comment vous ressourcez-vous ? Quelle est votre nourriture affective ?

Nous parlons beaucoup du besoin affectif des enfants. Qu’en est-il du besoin affectif du parent ?

Je vous propose ici une petite réflexion sur le sujet.

1- Vous avez dit nourriture affective ?

Le terme « nourriture affective » s’est répandu ces dernières années grâce au neuropsychiatre psychanalyste Boris Cyrulnik. Ce terme englobe toutes les situations qui suscitent des émotions en nous. Ces émotions vont nous « remplir » et nous faire nous sentir vivant.

Un être humain, quelque soit son âge, a besoin de ces nourritures/émotions pour donner un sens à sa vie. Peu importe si ces émotions sont dites « positives » ou « négatives » ; tant qu’il y a émotion(s), il y a vie.

A nous de « choisir » de quel type d’émotion nous souhaitons nous nourrir.

2- Nourriture affective et parentalité

Nous commençons à intégrer qu’un/e enfant a besoin d’émotions positives pour faire face à la vie avec confiance. Mais qu’en est-il de l’adulte? Les parents ont-il, encore, besoin de ressentir des émotions pour vivre ?

Oui ! Nous avons tous besoin de ressentir des émotions pour avoir le sentiment d’exister. Les émotions dites positives, comme la joie et la gratitude, nous nourrissent en nous donnant de la force et l’envie d’avancer. Les émotions dites négatives, comme la colère et la peine, peuvent être plus difficiles à digérer et « avaler », cependant, elles nous apprennent aussi de belles choses sur notre manière d’aborder la vie.

3- Se nourrir, oui, mais de quoi ?

Pour faire simple, toutes les émotions nous nourrissent. Toutes ont un potentiel d’apprentissage et peuvent nous faire « grandir ». Si le sujet vous intéresse, allez jeter un oeil à cette conférence « Les nouvelles clés du bonheur« .

Mais/et, si nous nous basons uniquement sur la version « grand public » des nourritures affectives, il est vivement encouragé de se remplir de nourritures émotionnelles digestes ; celles qui donnent l’impression d’être plus léger/ère. Donc de faire tout ce qui vous procure :

  • De la joie
  • Du plaisir
  • Des étoiles dans les yeux
  • L’impression que tout est possible – ce qui est le cas
love people girl cute

4- Mes enfants me nourrissent !

Je rencontre beaucoup de parents qui, au moment où je leur demande quelles sont leurs nourritures affectives me répondent « mes enfants ». Or, cela s’appelle du cannibalisme, ou du vampirisme ;-).

Je m’explique : Si vos uniques nourritures affectives positives viennent de vos enfants, alors vos enfants portent – plus ou moins consciemment – le poids/rôle/responsabilité de votre bien être.

De plus, lorsque vos enfants auront quitté la maison, ou ne seront plus en accord avec ce que vous voulez – exemple à l’adolescence – vous risquez de vous retrouver privé/e de votre nourriture émotionnelle et donc affamé/e.

Je vous invite donc vivement à trouver votre nourriture affective dans des lieux/actions/ … que vous pouvez obtenir par vous-même. Soyez indépendant/e et autonome et allez voir « Prendre soin et caregiving«  » !

5- Je ne trouve pas ce qui me nourrit, que faire ?

Il n’est pas toujours simple de trouver ce qui nous nourrit, surtout quand cela fait des années que nous ne nous posons plus la question. Si vous ne savez pas par où commencer, je vous propose de lire l’article « Quelle est votre liste de rêves ?« 

La première chose à faire est d’être en quête de ce qui nous rend en joie. Pour cela, vous pouvez vous poser quelques questions comme :

– Qu’est ce qui me fait plaisir ?

– De quoi j’ai envie tout de suite ?

– Si j’avais la possibilité de tout faire, par quoi est-ce que je commencerais ?

– …

Remarque : Si à l’une ou l’autre des questions apparaissent des réponses impliquant d’autres personnes, essayez de comprendre ce que cela vient révéler pour vous. Exemple : « J’aimerais que les enfants s’entendent bien. » Est-ce un souhait qui ne peut être réalisé uniquement par vous ? Il implique d’autres personnes et nous n’avons pas la possibilité d’obliger des personnes à bien s’entendre. La question suivante pourrait être : « Pourquoi cela est important pour moi ? » et la réponse vous indiquera probablement ce qui vous fait vraiment envie, par exemple :

  • le besoin de sérénité à la maison
  • le sentiment de sécurité et de respect
  • l’impression d’avoir « bien » fait votre rôle de médiateur/trice
man and woman carrying babies while sitting on chair

6- Nourriture affective et temps qui passe…

Nous pouvons très bien nous nourrir d’une chose à un moment de notre vie et changer d’envie à un autre moment.

Ce qui compte ici, ce n’est pas de se fixer sur une activité qui nous nourrit positivement, mais bien de nous remplir de ce qui nous fait nous sentir bien !

Je vous invite donc à régulièrement vérifier que vous vous nourrissez bien de ce qui vous fait plaisir et vous rend joyeux/se ! Un petit coup d’œil à cette conférence pourrait vous y aider : « Optimisme et réalité ».

Et vous, qu’est-ce qui vous nourrit ? Laissez nous un commentaire !

Aurélie

Facilitatrice de rencontre parent-enfant

Outils qui peuvent aider :

Ces informations se trouvent aussi dans la rubrique « Bibliographie » :

Livres :

Christophe André « Imparfaits, libres et heureux Pratiques de l’estime de soi »

Lise Bourbeau « La puissance de l’acceptation« 

Jorge Bucay « Laisse-moi te raconter… : Les chemins de la vie »

Paulo Coehlo « L’alchimiste »

Boris Cyrulnik « Les nourritures affectives »

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