Que faire face à la peur ?

Comprendre pour agir sur le sentiment de peur

Vous pensez que ce poste plairait à votre entourage ? Partagez !

  •  
  •  
  •  
  •  

Cet article participe au carnaval d’article “ Mes 3 astuces pour surmonter la peur de l’accouchement ” organisé par Laetitia du blog Ma Grossesse Ma Naissance. Je vous suggère l’article «Les bébés allaités sont fusionnels avec leur mère » qui aide à réfléchir sur les « on dit ».

Ici, je ne vais pas vous parler spécifiquement de la naissance, mais la question de la peur me semble intéressante à creuser. Je vous propose de l’aborder pour nous humain, le mécanisme est le même, quel que soit notre âge et les manières de l’atténuer et d’y faire face – ou non – aussi.

La peur, qu’est ce que c’est ?

Ne déplaise à certain(e)s, nous sommes des animaux. Notre fonctionnement est dû, en grande part, à des comportements, parfois inconscient, destiné à perpétuer l’espèce. Pour qu’il y ait perpétuation de l’espèce, il faut que l’individu – que nous sommes – arrive à la maturité physique pour procréer. Et ça, c’est le rôle de la peur entre autre.

Pour faire court, la peur est un signal chimique qui apporte à notre conscience l’équivalant du message « Attention !!!! Tu risques de mourriiiiiiiiiiiiiiiir ! ». Notre corps tout entier réagit à ce signal et se prépare à combattre ou à fuir. Mais quand l’un et l’autre ne sont pas possibles, la tension s’accumule, l’inconfort grandit et la panique nous saisit.

Notre cerveau fonctionne de manière similaire depuis que notre espèce à commencer à se mettre debout, alors, ce n’est pas quelques dizaines d’années qui vont l’amener à changer… Les habitudes ont la vie dure.

En schématisant, cela revient à dire que lorsqu’une partie de nous perçoit quelque chose qu’il juge potentiellement dangereux – et « dangereux », à la préhistoire, cela était souvent associé à « inconnu »il tire la sonnette d’alarme et tout notre corps réagit.

Tu ne devrais pas

Le fameux « Tu ne devrais pas avoir peur »… Ah ah ah, sans blague, parce que tu crois que je le fais exprès peut-être ?… Non, quand quelqu’un(e) a peur, ce n’est pas parce qu’elle/il le souhaite, mais parce que quelque chose dans son environnement est interprété comme un risque vital par une ou plusieurs parties de son être.

C’est ce qui fait que tant que rien ne change dans cet environnement physique, mentale, psychique, relationnel… toutes les sphères peuvent susciter de la peurla personne a peur. Si rien ne change, et qu’à cela s’ajoute un regard négatif sur l’émotion de peur, la personne touchée aura tendance à faire « comme si » elle n’avait pas peur. En se conformant aux exigences extérieures, elle se coupe d’une émotion indispensable à sa survie et enfouit un malaise physique et psychique qui risque de grossir silencieusement et s’exprimer par d’autres moyens : maladie physique, dépression, tics, troubles du sommeil…

J’ai peur, que faire ?

Chacun(e) à ses propres recettes de réassurances ; cependant, il y a trois invariants qui nous aident à faire face :

1- être entouré(e) de personne(s) de confiance. En fonction des gens, cela peut être de la famille, des amis et/ou des professionnels. D’autres préfèrent trouver du réconfort dans les livres ou les témoignages…

Dans le domaine de la périnatalité, des professionnel(le)s pouvant apporter leur soutien et connaissance sont nombreux. Pour n’en citer que quelques-uns : Les doulas, les sages-femmes spécialisé(e)s – ou non en haptonomie, les psychomotricien(ne)s, les psychologues, les pédopsychiatres, les gynécologues, les conseill(er)(ère)s en lactation…

2- rendre l’inconnu connu. Souvent, ce qui fait peur est ce qui est inconnu. Par là j’entends autant ce que nous ne connaissons pas du tout que ce que nous croyons connaître, mais qu’en réalité nous interprétons mal. Exemple : Je me suis longtemps méfiée d’un de mes voisins parce que son attitude me faisait peur. Un jour, je me suis rendu compte qu’il s’agissait d’un gentil monsieur, un peu « ours » et maladroit dans la relation, certes, mais bien sympathique tout de même. Chercher à connaître ce qui nous effraie nous aide à changer notre regard.

3- Comprendre, accepter et guérir nos expériences vécues comme négatives. Il peut être difficile de calmer les peurs provenant de la certitude que quelque chose de désagréable va se passer, parce que nous l’avons déjà expérimenté. Lorsque nous sommes obligé(e) de nous confronter à la situation – comme pour l’enfantement par exemple – il faut trouver les causes réelles et profondes de ce qui ait ressenti pour éteindre le signal d’alarme. Souvent, cela passe par l’aide de personnes extérieur, capable de nous faire prendre conscience de ce que nous refusons ou ne pouvons pas comprendre seul(e).

Deux situations, même similaires comme la naissance des enfants, peuvent se passer différemment pour des centaines de raisons. Se servir de ce que l’on a vécu pour mieux comprendre et appréhender la vie est logique. Copier/coller une expérience passée sur une nouvelle à venir revient à la transformer en prophétie… comme dans un mauvais conte de fées.

J’ai… moins peur… peut-être

Une fois les grands signaux de dangers transformés en petits clignotants, notre attention est toujours sollicitée, mais nous ne sommes plus débordés et paralysés par l’émotion. Il est alors plus facile de mettre en place des attitudes ou comportements qui vont nous aider à retrouver notre sérénité. Les exercices physiques, la méditation, la relaxation, des exercices de respirations – comme avec la cohérence cardiaque – sont de bons outils pour aborder la vie avec plus de paix.

Durant le festival vidéo de juin, vous trouverez une vidéo pour diminuer les peurs.

À vos claviers ! Partagez vos méthodes pour faire baisser la peur !

Aurélie

Outils qui peuvent aider:

Ces informations se trouvent aussi dans la rubrique “Pour aller plus loin”:

Livre :

Nicole Guedeney « L’attachement, un lien vital » PDF gratuit

Site internet :

Ma grossesse ma naissance

Haptonomie

Vidéos youtube:

Et tout le monde s’en fou “les émotions

défi du mois de juin 2020 (à venir)

Autre :

Application de cohérence cardiaque Respirelax+

numéro croix-rouge

Vous pensez que ce poste plairait à votre entourage ? Partagez !

  •  
  •  
  •  
  •  

2 thoughts on “Que faire face à la peur ?

  1. Effectivement, une chose qui fonctionne bien pour moi est de rendre l’inconnu, connu afin d’avoir moins peur 😉 me renseigner, poser des questions, imaginer ce que je souhaite et même si ce n’est pas parfait, cela ce passe bien mieux !!

    1. Merci pour ton retour 👍! L’avantage de poser des questions est aussi que petit à petit l’inconnu devient moins inquiétant, car nous savons que nous trouverons de l’aide quand nous en aurons besoin.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :